Marteau à sucre berbère sculpté – Maroc, Haut Atlas

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Marteau à sucre berbère sculpté – Maroc, Haut Atlas

Datation estimée : fin XIXᵉ – début XXᵉ siècle
Bois dur local, patine brun miel et noir profond.
Hauteur : env. 31 cm – tête : 15 × 8 × 3 cm

Issu d’une collection française privée, Circa :1930-1950

          Superbe marteau à sucre traditionnel berbère, taillé d’un seul tenant dans un bois dense, finement gravé de motifs géométriques symboliques.
La tête trapézoïdale présente sur chaque face un réseau de losanges et de triangles incisés, typiques du répertoire décoratif Aït Atta ou Aït Ouaouzguite, souvent associé à la protection et à la fécondité.
Le manche, légèrement cintré, est décoré de croix entrelacées (symboles féminins) et montre une usure douce attestant un usage prolongé.
La patine chaude, alternant brun clair et brun noir, révèle à la fois l’âge du bois et le polissage par la main.

              Ces marteaux étaient utilisés dans les foyers berbères pour briser les pains de sucre coniques avant la préparation du thé à la menthe.
Objet de cuisine mais aussi de transmission, il était souvent offert lors d’un mariage, et décoré pour évoquer la cohésion du foyer et la prospérité du couple.
Le soin apporté aux motifs n’est donc pas seulement ornemental : il traduit une symbolique protectrice et bienveillante, liant travail domestique, esthétique et croyance.

 

             Les marteaux à sucre berbères anciens sont devenus rares sur le marché : la plupart des exemplaires courants datent du milieu du XXᵉ siècle et sont moins ouvragés.
Ce spécimen se distingue par :

  • Une forme trapézoïdale équilibrée et ancienne (fin XIXᵉ – début XXᵉ),
  • Des motifs symétriques profonds et réguliers,
  • Une patine homogène sans restauration visible,
  • Une usure d’usage cohérente.

 

État de conservation

Objet ancien présentant un excellent état général pour son âge :

  • Patine stable, profonde et homogène, sans cirage récent.
  • Traces d’usage régulières sur les arêtes et la poignée, correspondant à une manipulation ancienne et prolongée.
  • Aucune fente structurelle majeure ni réparation visible.
  • Quelques marques d’outils et microfissures de surface, typiques d’un bois ancien travaillé à la main.
  • L’intérieur du manche montre une légère oxydation du bois attestant une belle ancienneté (vers 1930).

En résumé : pièce intacte, authentique et non restaurée, présentant une patine naturelle d’usage recherchée par les collectionneurs.